Le Centre Technique de Garoua
Voir aussi : Recyclage des ordures plastiques
Notre devise :
Parce que nous croyons que notre rôle n'est pas de faire de l'assistanat, notre devise est "Plutôt
que de donner un poisson à manger à celui qui a faim,
mieux vaut lui apprendre à pêcher !"
C'est pourquoi tout notre travail vise à encourager l'autonomie.
Retrouvez ici notre
blog qui vous tiendra régulièrement informés de l'actualité.
Nos objectifs :
- donner une formation
professionnelle aux jeunes
- récupérer les jeunes exclus du
système scolaire classique
- lutter contre le vol, la
prostitution
- former les jeunes pour
l'auto-emploi (créer leur propre atelier)
- leur apprendre à fabriquer une
gamme, élaborée à partir d'une étude de marché, de produits simples qu'ils
pourront commercialiser eux-mêmes.
Historique
:
Dès les années 1990, alors
que la crise politique et financière frappait le pays de plein fouet, la MBE (Mission Baptiste Européenne) a
senti le besoin d’aider les jeunes défavorisés des villes du Nord Cameroun, de Garoua en particulier. En 1991, le
Pasteur Ousmanou Bivagaï Emmanuel, de l’UEBC, nouvellement arrivé à Garoua
après un ministère béni dans la capitale, à Yaoundé, est allé rendre visite au
maire de la ville. Après
lui avoir exposé le projet de Centre Social, il a obtenu un vaste terrain dans
la zone industrielle de Garoua, à Djamboutou, nom qui signifie :
« bien bon marché » ou encore : « paix en abondance ».
Deux coopérants belges ont commencé à initier ce projet, mais c’est en 1994, à
l’arrivée de Wim Hardeman, missionnaire de la MBE, que le concept du Centre
Technique de Garoua a pris corps, avec les objectifs mentionnés ci-dessus. Dès
le début, le financement du CTG était modeste, et même parfois difficile. Cela
a obligé les responsables à développer des produits pour l'autofinancement
(garage auto, atelier de fabrication). Ces ateliers servent également comme
exemple pédagogique pour la formation professionnelle et comme lieu de stage.
Les cours de couture et de teinture pour les filles et les jeunes femmes ont
commencé en 1996. Mais il aura fallu attendre 2003, et l’aide du PDBB, projet
de développement du bassin de la Bénoué, financé par la Communauté Européenne,
pour commencer les cours de mécanique auto et de fabrication métallique pour
les jeunes hommes. Le Directeur, Hervé Turquais, a
la charge de concevoir les programmes de formation qui permettront au CTG
d’atteindre l’objectif : conduire les jeunes inactifs vers une activité
professionnelle.
Infrastructure :
5 salles de classe, 3
ateliers pour la formation, 1 atelier de production, 1 garage auto, 1 bloc
administratif
Programme de formation professionnelle
(niveau CM2, 2 ans) :
Section IH (Industrie de l'Habillement) Il y a 60 places en
1ère année, cette formation est mixte depuis 2005 avec 2 garçons ! En deuxième
année, il y a 50 places.
En plus des matières générales, orientées
sur les
matières techniques (français, math, législation,
civisme, hygiène et santé), les élèves
apprennent la couture, la teinture, la broderie, le tricot, le crochet.
Section Industrielle
: options mécanique auto ou fabrication métallique. Il y
a 60 places en première année, 50 places en
deuxième année ; la formation est mixte depuis 2005
avec 1
fille !
Comme pour la section IH,
ils étudient les matières générales, auxquelles s'ajoutent les matières
techniques : mécanique auto ou fabrication métallique.
Cours du soir : sous forme de module, à l'attention des artisans de la
ville ou des anciens élèves : gestion financière et commerciale / maintenance
en Informatique
Projet
: ouvrir une formation technique et professionnelle niveau 3ème
pour pousser
l'enseignement pratique en s'appuyant sur un niveau
général plus élevé
(électronique auto, protection de l'environement, froid et
climatisation, Industrie de l'habillement, artisanat PME (petites et
moyennes entreprises...).
Et dans le domaine de l'économie sociale et familiale, une formation d'éducateur pour jeunes enfants.
Projet de bourses :
Les financements extérieurs sont difficiles à trouver.
C'est pourquoi le CTG vise l'autofinancement. Dans ce but, les élèves doivent
payer leur formation (50.000 F
CFA par an, soit environ 75 € - le SMIG est à 23.514 F
CFA). Malheureusement, quelques-uns uns, issus de milieux défavorisés,
n'arrivent pas à se prendre en charge. C'est pourquoi nous réfléchissons à leur
attribuer des bourses selon leur motivation et leur niveau.
Suivi des Anciens Elèves :
Pour éviter de former des chômeurs qui se décourageront dès
leur sortie de l'école, le CTG aide les jeunes formés pendant une année, en
leur donnant du travail dans des ateliers sous contrat, pour leur permettre
d'avoir de l'expérience professionnelle et de se lancer dans leurs propres
ateliers.
Apport de la FEEBF (et des autres églises baptistes
d'Europe)
- Soutien
par la prière de cette œuvre de témoignage chrétien en milieu musulman
- soutien
financier (dons pour le fonctionnement, l'équipement technique, ou les
bourses des jeunes élèves démunis)
- échange
d'idées, voyage d'étude, volontaires pour des séjours de court terme
(professeurs de l'enseignement technique ou professionnel, ingénieur pour
le développement de nouveaux produits selon la technologie adaptée...).
Le CTG est une œuvre sociale de
l'UEBC (l'Union des Eglises Baptistes du Cameroun), reconnue par le
gouvernement camerounais. Elle est soutenue par la MBE (la Mission Baptiste
Européenne), organisme d'utilité publique.
Les dons versés à la MBE/France sont déductibles des impôts.
Un certificat de don vous sera remis automatiquement.
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